Les batteries d’Autolib’ se déchargent sans rouler

Les essayeurs du magazine Auto Moto l’ont testé : ils ont garé la Bluecar de Bolloré, batterie pleine, loin de toute borne de recharge. 67 heures plus tard, alors la voiture n’a pas bougé, la batterie est vide.

Techniquement, il n’y a ici aucune information nouvelle. Bolloré a choisi une batterie lithium-métal-polymère de 30kWh pour sa Bluecar. Si cette technologie est plutôt compétitive pour permettre à la voiture de se déplacer, elle doit rester à une température constante, en fonctionnement ou non. Elle consomme donc sa propre énergie même si le moteur est arrêté.

Ce qui marque, c’est que la batterie perd environ 1,5 % de sa capacité totale toutes les heures dans des conditions pourtant raisonnable (15°C de température extérieure).

C’est sans doute pour cette raison que la location d’Autolib’ est facturée tant que la voiture n’est pas rebranchée.

Mais quand 1 600 voitures d’Autolib’ doivent se recharger sans être utilisées, à 3,60 euros par recharge complète… C’est un coût de 5 760 euros toutes les 67 heures.

Est-ce que ce genre de révélations doit remettre en cause le choix d’Autolib’ pour d’autres villes ?

Et aussi : Autopartage électrique : Bolloré à l’assaut de l’Amérique

Photo : Mairie de Paris / Henri Garat

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