Brilliance et BMW : une affaire qui roule
Brilliance Auto est la société mère de Brilliance China Automotive Holdings, cotée à Hong Kong, qui produit des véhicules avec BMW en Chine via une coentreprise. La joint venture construit les séries 3, 5 et 1 et les SUV X1 et X3 en Chine pour BMW. Il construit également le 60H à partir de sa marque exclusivement chinoise Zinoro.
Les rumeurs s‘amplifient ces temps derniers quant aux difficultés croissantes du groupe à honorer ses engagements. Des craintes accrues par la mise en place par ses banques d’un comité des créanciers en vue de coordonner les actions liées aux remboursements des emprunts de l’entreprise.
Selon les données compilées par Bloomberg, le groupe Brilliance doit rembourser 1,37 milliard de yuans (200 millions de dollars) en obligations locales en circulation cette année.
Brilliance Auto, également connu sous le nom de Huachen Automotive Group, a vu l’une de ses obligations onshore chuter de 35% sur le marché interbancaire jeudi, atteignant un « plus bas » record dans un contexte de doutes croissants quant à sa capacité de remboursement. Un « épisode » qui a également fait chuter le cours de l’action de Brilliance China Automotive en parallèle.
La santé financière du secteur auto chinois surveillée de près …
La santé financière des principaux opérateurs du plus grand marché automobile mondial est étroitement surveillée par les investisseurs mondiaux et nationaux, en particulier alors que les entreprises à effet de levier luttent contre la pression de la pandémie et la baisse de la consommation intérieure.
Après plusieurs défaillances notoires parmi les emprunteurs liés à l’État, on note également un intérêt croissant pour le niveau d’intervention du gouvernement auquel sont confrontées ces entreprises et les retombées pour les entreprises internationales liées à elles.
Participation incertaine
Brilliance Auto a déjà accepté de vendre certaines de ses actions dans la filiale cotée à Hong Kong à une autre unité publique.
Avec la possibilité de nouvelles ventes de parts à l’horizon, la propriété future de cette importante structure demeure incertaine. En outre, la société devrait également abandonner le contrôle de sa coentreprise avec BMW d’ici 2022, une source de revenus cruciale pour le groupe.
Brilliance : l’une des plus grandes entreprises publiques de Chine
L’histoire de Brilliance Auto remonte à 1949 (*), lorsque la République populaire de Chine a été fondée. C’est l’une des plus grandes entreprises publiques de la province du nord-est, employant 47 000 personnes ( !). Elle compte quatre sociétés cotées en bourse à Hong Kong et à Shanghai, et environ 160 unités détenues en totalité ou en partie.
Brilliance Auto a réalisé un bénéfice net de 11 milliards de yuans en 2019, en hausse de 12% par rapport à l’an dernier, en grande partie grâce aux contributions de la coentreprise avec BMW, selon son dernier rapport annuel.
Brilliance tente de maintenir la confiance
Le constructeur automobile chinois a déclaré avoir remboursé toutes les obligations arrivées à échéance sans aucun défaut, selon un communiqué publié mardi soir. Il a déclaré que ses opérations restaient normales et qu’il continuerait à s’acquitter de ses obligations de dette.
Selon un rapport de juin de Golden Credit Rating International, Brilliance Auto a une faible rentabilité et s’appuie fortement sur sa coentreprise avec BMW. En outre, les ventes de la joint-venture devraient chuter cette année compte-tenu des impacts de la crise du coronavirus.
Les investisseurs se concentrent désormais davantage sur la capacité de Brilliance Auto à honorer le remboursement de sa dette au cours des deux prochaines années, la majeure partie de sa dette à plus long terme étant affectée par la chute des prix.
Les acteurs du marché surveillent également de près si le constructeur automobile pourra joindre l’acte à la parole quand il affirme qu’il n’aura aucun problème à rembourser ses obligations.
(*) En 1949, l’industrie auto est balbutiante en Chine. 10 ans plus tard, Shenyang Automobile Factory, « l’ancêtre » de Brilliance est créée. Formellement, Brilliance Automobile a été fondée en 1992.
Notre avis, par leblogauto.com
A surveiller de près, l’impact pour BMW pouvant être important
Mais pas seulement … Fin 2017, Renault s’était allié au chinois Brilliance autour des utilitaires. Un accord qualifié de stratégique avait été signé à la suite à Paris en octobre 2018 entre les deux partenaires, toujours dans le même domaine.
Le Groupe Renault et Brilliance China Automotive Holdings Limited (Brilliance) s’étaient entendu autour de la création d’une coentreprise pour fabriquer et vendre des véhicules utilitaires légers (VUL), sous les marques Jinbei, Renault et Huasong.
Renault-Brilliance-Jinbei Automotive Co, Ltd. a son siège social et des activités de fabrication dans le district de Dadong de la ville de Shenyang et produit des véhicules destinés à trois segments (monospaces, fourgonnettes et fourgons).
Renault avait par ailleurs confirmé le projet de trois nouveaux VUL électriques dans la gamme de la coentreprise pour la Chine d’ici 2020.
Sources : Bloomberg, Automotive News
Il est évident que la Chine a trop poussé les feux sur ses constructeurs qui ont perdu de vue la consolidation de leurs actifs.
Ignorants les règles de base, signant à tout va des accords pour siphonner les technologies de ses partenaires les Chinois vont aller dans le mur, avec nécessité de regroupement, suppression de marques, fermetures d’usines probables…
D’un autre coté le gvt central continu sa discrète méthode colonialisme planétaire en aidant les constructeurs survivants à s’installer sur les marchés d’abord émergents puis matures..
Cher Zeboss,
Historiquement il n’y a qu’un seul pays communiste à avoir réussi et c’est la France.
La corruption est telle en Chine (elle vient de l’Etat lui-même) que le capitalisme n’est qu’un mot et pas vraiment une réalité.
Tout aujourd’hui et rien demain, c’est historiquement une vérité quand on regarde la Chine!,
Pendant ce temps en France : la désindustrialisation se continue sans désemparer, cette fois, c’est l’industrie du papier qui bat de l’aile. Rien d’étonnant, avec la chute de la demande industrielle du carton. Quand on vend, on produit, on emballe, quand on fait – 20 %, le carton ne fait plus un carton (le premier qui admire le jeu de mot a gagné ma considération et un verre au bar)
Nos élites disaient en 2000 que l’industrie c’est sale et le futur c’est le tourisme et les services.
Pour les services je vois bien les gafam et pour le tourisme je vois bien le covid. Mais pour l industrie en france.. je vois pas.